Statut des chemins : c’est le sujet marronnier de l’année dans notre milieu, ça tombe bien c’est la saison des châtaignes…
Ce n’est pas parce qu’un chemin est indiqué en noir sur votre carte IGN Top25 qu’il est public, qu’il est praticable ou qu’il est autorisé d’y passer. La FFE dans sa bible du guide méthodologique pour la création et l’aménagement des itinéraires équestres rappelle les différents statuts des chemins (cf. image).
Comment faire pour connaître le statut d’un chemin ? Grâce au cadastre, pas évident nous direz-vous. Ceci dit sachez que le cadastre est visible sur Geoportail et sur certains sites et appli de randonnée (Visorando…). Les chemins ruraux n’ont en principe pas de numéro de parcelle, donc ils peuvent se repérer de cette manière.
Vous pouvez également connaître les chemins autorisés à la circulation des randonneurs grâce à votre CDTE, votre communauté de communes ou votre département qui ont mis en place ensemble un PDIPR, autrement dit un réseau d’itinéraires publics ou privés-conventionnés, souvent balisés, empruntables par les randonneurs piétons (+VTT et cavaliers sauf mention).
Ce PDIPR, c’est bien mais :
– parfois ça passe par des routes ou des endroits sans intérêt (dites-vous bien, même si c’est rageant, qu’ils n’ont pas réussi à convaincre le propriétaire du joli chemin qui la contourne de signer la convention de passage…)
– il n’y a pas tous les chemins qui m’intéressent : c’est exact, mais qui dit inscription d’un chemin au PDIPR, dit entretien par la commune et les brigades vertes ont un gros travail, parfois bénévole à faire au printemps et dès que les intempéries abîment les chemins, donc les communes sont plutôt à vouloir limiter l’extension des PDIPR…, là aussi c’est dommage… Ceci dit, un propriétaire de chemin peut tolérer le passage de randonneurs sans forcément le stipuler dans une convention. C’est la plupart du temps le cas et c’est tant mieux.
S’il y a des passages dans des pâtures, refermez-bien derrière vous.
En revanche, s’il met un panneau “propriété privée”, c’est qu’il est contre, inutile de passer en imaginant que c’est toléré…
En conclusion,
-> rapprochez vous de vos mairies pour faire ouvrir à nouveau des chemins ruraux abandonnés, (un + si vous proposez de l’aide avec votre débroussailleuse)
-> rapprochez-vous de votre communauté de commune et CDTE si vous voulez faire inscrire au PDIPR des chemins à conventionner (un + si vous rejoignez les commissions tracés de votre CDTE)
-> inutile de monter sur nos grands chevaux quand on passe sur du privé… on se fait poli et on œuvre dans la discussion pour que le passage soit toléré pour soi et tous les cavaliers à venir
Le document complet de la FFE, c’est là : https://www.ffe.com/system/files/tourisme/documents/pdf/guide_methodologique_creer-et-amenager_2023.pdf









