La porcelle enracinée est une plante herbacée à fleurs jaunes ressemblant au pissenlit. Elle est toxique pour les chevaux. Son ingestion provoque l’apparition de la maladie du harper australien. D’où l’importance d’apprendre à (re)connaître cette plante afin de prévenir les risques d’intoxication à l’herbage.

harper de forme australienne


Comment reconnaître la porcelle enracinée ?

La porcelle enracinée (Hypochoeris radicata) est une plante herbacée vivace très commune, à fleurs jaunes, de la famille des Composées (Asteraceae) dont fait partie le pissenlit.

Les feuilles

Disposées en rosette plaquée au sol, les feuilles sont :

  • Simples ;
  • Pennatilobées : chaque moitié de feuille est découpée en lobes arrondis et peu nombreux ;
  • Hispides : munies de poils rudes et épars sur les deux faces.

Leur taille peut varier de quelques centimètres à quelques dizaines de centimètres de longueur.

feuilles de porcelle enracinée 
feuilles de porcelle enracinée 

 

 
 

 

 

Rosette de feuilles à lobes arrondis, poilues sur les deux faces © N. Genoux

Les tiges

Les tiges florifères sont divisées et se terminent par un capitule (inflorescence ressemblant à une unique fleur, en réalité composée de nombreuses fleurs élémentaires serrées) à l’extrémité de chaque branche. Elles ne portent pas de feuilles, mais parfois des sortes d’écailles. Elles peuvent monter jusqu’à 30-70cm de haut.

  
          Un capitule de fleurs jaunes à l’extrémité de chaque branche des tiges florifères © N. Genoux

ATTENTION : Tous les chevaux n’aiment pas la plante (donc ne la mangent pas) ! Cela explique que, dans un même pré, où de la porcelle enracinée est présente, certains chevaux puissent être atteints de harper australien et d’autres non.

Circonstances d’intoxication

Le système racinaire pivotant de la porcelle enracinée lui permet de résister aux périodes de sécheresse estivale, contrairement aux espèces annuelles qui en souffrent rapidement et finissent par dessécher.

Ignorée par les chevaux en conditions normales, la plante peut ainsi devenir attractive lorsque les espèces prairiales viennent à manquer. Certains chevaux se mettent alors à la rechercher activement et à manger les fleurs et les tiges, voire parfois les feuilles. Et ce, d’autant plus qu’il semble que la plante ait un effet addictif. Une fois que les chevaux y ont goûté, ils y reviennent plus facilement et deviennent même « accros ».

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